DACC
DACCDéveloppement des Activités Culturelles en Clunisois
 
 

UN RéSEAU DE PARRAINAGE AU SERVICE DES ARTISTES

Portraits d'artistes engagés dans le réseau

Il nous parait tout d’abord nécessaire d’expliquer pourquoi nous avons choisi de contacter ces artistes :

  • Ils connaissent Dacc et ont déjà participé à des actions de parrainage lors des expositions Révélations.
  • Ils sont professionnels (depuis 10 à 40 ans) et ont donc une expérience à partager avec de jeunes talents.
  • Leur notoriété n’est pas à démontrer et la qualité de leur création est reconnue.
  • Ils représentent la diversité des activités artistiques du territoire Pays Sud Bourgogne.

Les dix artistes interrogés se sont volontiers prêtés au jeu des questions/réponses et ont adhéré au projet sans délai. Nous les remercions d’avoir accepté de rejoindre le réseau et vous invitons à découvrir leurs portraits :

Alan Mantle Sculpteur sur bois à Cruzille

"Je veux donner une autre vie aux arbres
et à leurs racines"

Assistant de David Nash, Alan Mantle arrive en Bourgogne en 1988 pour le seconder dans la réalisation du projet artistique « les sentiers de l’imaginaire » dans le parc du château de Pierre de Bresse. Il tombe amoureux de la région et s'installe à Cruzille en 1991.

 

Sylviculteur, il tire sa matière première des forêts, dans des essences aussi variées que l'érable, l'orme, l'abricotier ou bien le chêne noir avec une prédilection pour les bois morts, souches, racines. L’arbre et la terre ne font qu’un se nourrissant l’un de l’autre : l’arbre pousse en terre et celle-ci n’existerait pas sans l’arbre qui la nourrit à son tour en se décomposant. L’arbre n’est pas qu’une matière première, c’est une histoire, celle de la vie, et c’est ce que nous fait découvrir Alan en faisant jaillir des formes de morceaux de bois oubliés ou enfouis.

 

Sculpter le bois n’est pas le dompter, c’est respecter sa forme originelle son mouvement naturel, ses fissures. C’est le faire renaître et raconter son histoire grâce à des formes élancées, jaillissantes ou douces et faire découvrir au public ce qu’il n’aurait pu déceler lui-même. Il travaille souvent le tronc directement in situ, qu'il dégrossit et sculpte à la tronçonneuse.

 

Son oeuvre, attachante, élégante, riche de mouvement, de créativité, l'amène à travailler pour les particuliers, les collectionneurs ou des commandes publiques en France et à l’étranger. Il a participé trois fois à Révélations en parrainant Armelle Fabre (sculpteur sur pierre) en 1998, José Aguirre (sculpteur sur métal) en 2005, et Bruno Clanet dit Lamanit (luthier) en 2008.

www.alanmantle.com

Mireille Dailler Potière à Blanot

«Une belle énergie, un beau travail,
une vie rurale assumée et active »

Les cinq années passées à l’école des Arts décoratifs de Genève avec Philippe Lambecey comme professeur ont été déterminantes pour elle. Ont suivi de nombreux stages dans des ateliers très divers ou chaque fois elle a pu découvrir des expressions artistiques et des techniques différentes.

 

Originaire de la Drôme, c’est la Saône et Loire qu’elle choisit en 1963 pour s’installer, et c’est dans le village de Blanot qu’elle crée son atelier de poterie. Elle se souvient avec bonheur de l’accueil reçu dans le Clunisois et de l’intérêt porté à ce « métier d’art » peu développé à cette époque. En 1966, son mari Noël rejoint l’atelier et apprend le métier avec elle. Beaucoup de potiers amis et autres feront des séjours plus ou moins longs avec eux et contribueront ainsi au développement de l’atelier.

 

Mireille travaille le grès. Ses pièces tournées, émaillées et décorées sont avant tout utilitaires et comme elle le dit « faites pour le plaisir quotidien ». La poterie de Blanot a été présente sur des salons, marchés, expositions personnelles et dans plusieurs boutiques d’artisanat mais le but de Mireille et Noël a toujours été de faire venir les visiteurs dans leur lieu d’exposition à Blanot. Faire connaître ce village et participer activement à sa vie est primordial pour eux : les poteries ne sont pas signées de leur nom mais « Blanot » est gravé sous chacune d’entre elles. Les visiteurs de la région ou venus du bout du monde sont accueillis chaleureusement tous les jours une grande partie de l’année.

 

Mireille est toujours partante pour aider les jeunes artistes : elle a ainsi participé à Révélations en parrainant Philippe Labus (coutelier) en 1998 et Blandine Desbois Berthet (potière) en 2008 à qui elle a transmis de précieux savoir-faire. Elle est aussi très active dans l’association Dacc et suit tous les ans les parrainés du projet Révélations.

Bernard Husson Sculpteur à Tournus

« Une main de velours
sur la rudesse de la pierre »

Enfant, Bernard a déjà compris ce qu’il ferait plus tard en regardant travailler un sculpteur. Après avoir été ferronnier puis marbrier, il s’adonne finalement à la sculpture en 1982, en côtoyant les compagnons tailleurs.

 

Mais s’il a gardé l’esprit de ces compagnons maîtres-d’oeuvre, s’il resitue superbement dans ses pièces, toute l’âme première de la pierre, Bernard Husson a su, depuis presque 30 ans, imposer son propre geste, donner sa propre vie à ces sculptures à la tradition particulièrement marquée, mais au moderniste surprenant. Il a été justement récompensé, en 1985, par le Centre International d’Etudes Romanes (CIER) pour sa sculpture du pèlerin de St Jacques de Compostelle exposée depuis dans le cloître de l’Abbaye Saint Philibert de Tournus.

 

Mais ce ne sont pas les prix, ni les médailles qui font avancer Bernard Husson : pour son bestiaire il se fait créateur de personnages, raconteur d’histoires imaginaires qui semblent tenir leurs origines du monde médiéval. Sa sculpture devient alors auberge espagnole. On peut y trouver tout ce qu’on était venu y chercher.

 

Par la suite, il s’intéresse plus particulièrement aux représentations plus abstraites : pour ses drapés, cordages et liens, il devient tisseur de marbre et de pierre, mêlant souvent à la pierre, avec sobriété, mais beaucoup d’effet, du bois ou du métal.

 

Il expose surtout en Belgique, Hollande et Allemagne mais quelquefois aussi à Tournus et dans la région en compagnie de sa sœur qui est peintre.

"Gko" Bruno Remondin plasticien à Uchizy

« L’humain au cœur de la matière »

Bruno Remondin GKOIl se définit lui même comme un plasticien, car si son activité actuelle est la sculpture (assemblage de matériaux nobles anciens) il ne souhaite pas être enfermé dans une activité et peut faire le choix de travailler d’autres matières d’une autre manière. Formé à la sculpture et à l’histoire de l’art, son activité professionnelle a été double jusqu’en 2003, année lors de laquelle il s’est consacré entièrement à son art.

 

« L’atelier de Gko est un temple laboratoire ou chaque sens renaît à grands renforts d’objets recueillis », d’outils qui se métamorphosent en hommes, de selles qui se changent en masques. Il travaille par thème (Sauconna, les Travaillants, les Ramants, les Masques) utilisant chaque matériau récupéré (bois flotté, métaux, selles, cornes, vieux objets en bois) pour une série bien précise, « empruntant à notre humanité les traces qu’elle laisse pour en faire le chemin artistique de nos inconsciences. Lorsque les outils se métamorphosent en corps, ils parlent. Ils affirment des gestes, des attitudes et nous proposent le travail comme un savoir, une connaissance ancestrale et sûre ». L’outil devient homme, il acquiert une âme et « interroge notre mémoire laborieuse ».

 

Gko expose principalement en France mais est présent aussi en Europe (Belgique, Hollande, Angleterre) dans des lieux aussi variés que différents (galeries, restaurants, salons : de l’habitat , des collectivités, des arts plastiques).

 

  • Extraits de textes de M.L. et F.BOUTEILLE et N. BOUILLARD.

Didier "Shalom" David Plasticien à Uchizy

« du trompe l’œil à l’art mural »

Après avoir étudié aux Beaux Arts, il travaille dans divers domaines, le théâtre de rue (décors), l’animation en MJC… En 1984, il crée l’atelier Arimage dans lequel des artistes, peintres, sculpteurs mettent en commun leur savoir-faire pour intervenir plastiquement dans l'espace urbain.

 

Très rapidement le mur peint devient le support privilégié pour animer la cité. L’art mural embellit et enrichit notre environnement visuel, le trompe l’œil crée un espace ou l’œil s’amuse, s’échappant dans l’imaginaire. Le mur peint anime d’une manière ludique notre espace et s’inscrit dans la durée pour les habitants. Ainsi du plus petit au plus grand, à l’extérieur ou à l’intérieur, sur site ou en atelier, Shalom réalise des décors peints ou mosaïques pour des communes (Tournus, Verzé), des villes (Mâcon, Dijon, Paris, Genève), des restaurants (Georges Blanc, Bernard Loiseau), des entreprises et des particuliers.

 

Il est aussi l’instigateur de la fête des épouvantails géré par l’association des Uch’arts, dont le but est de promouvoir la vie sociale et culturelle en créant des actions contribuant à l’animation dans le village d’Uchizy. Il a participé deux fois à Révélations, en parrainant Corinne Betton (potière) en 2006 et Alice Humblot (peintre en décor) en 2008.

Gallien et Héridiane Tordjman,
Atelier La Licorne
moulage d’art à Salornay sur Guye

« Bâtisseurs d’images »

La licorneIls définissent le moulage d’art ainsi : « Reproduire les œuvres d’art le plus fidèlement possible les rendant ainsi accessibles au plus grand nombre pour que leur beauté, leur force, leur sens continuent à être présents. »

 

Passionnés par l’art traditionnel et médiéval, ils sont installés depuis plus de vingt ans dans une ancienne chapelle à Salornay sur Guye et réalisent des moulages en staff (sorte de plâtre dur et fin additionné de fibres végétales). Ils puisent l’inspiration d’une grande partie de leurs sculptures dans les images du Moyen Age car ils se sentent proches de la vision de l’art de l’époque. Contrairement à l’idée toute faite d’un Moyen Age austère et gris, ils restituent grâce à leur patine, une ambiance vivante et colorée en imitant l’aspect et le vieillissement du bois.

 

Leur savoir-faire leur permet d’offrir des services variés : copie de sculptures, fabrication de moules, patines, imitation de matériaux en trompe l’œil, restauration (de corniches, d’objets anciens), création de chapiteaux médiévaux, collaboration avec des sculpteurs. Leur plus grande fierté : « que nos clients regardent les façades, les monuments autour d'eux d'un oeil plus attentif et bien sûr que nos pièces trouvent leur place dans leur intérieur, sous une poutre par exemple… »

 

Ils ont participé à Révélations en parrainant Rachel Schlumberger (créatrice de bijoux et sculptures) en 1998, et Alice Humblot (peintre en décor) en 2008.

www.atelierlalicorne.com

François Miler Graphiste à Laizé

François MilerOriginaire de Bar le Duc, il a étudié aux Beaux Arts de Nancy et de Paris. Mais ce n’est pas aux Beaux Arts qu’il a appris le graphisme car cette discipline à l’époque n’y était pas enseignée. Il a exercé beaucoup de métiers jusqu’à son intégration dans un magasin de philatélie et numismatique à Paris. Il a commencé dans le métier en saisissant une opportunité quand son patron de l’époque a eu besoin de faire réaliser un panneau. Il a été formé par un graphiste lors de stages en parallèle de son activité professionnelle, a réalisé du dessin d’édition pour l’éditeur Eyrolles et a passé six mois chez un photograveur. Il précise qu’à l’époque le Macintosh n’existait pas et que le travail de graphisme se faisait sur papier.

 

Il a découvert la région un peu par hasard en passant voir sa sœur (Marie Miler, céramiste) et s’est finalement installé en Bourgogne en 1978, à Péronne tout d’abord puis à Laizé en 1988. Il précise qu’à l’époque, les graphistes n’étaient que trois dans la région ce qui a facilité son travail de démarchage. Dans les années 90, il a acheté son premier Macintosh, s’est formé aux logiciels de retouche d’image et de mise en page en compagnie de son salarié de l’époque (Michel Bonnin), ainsi son activité graphique a pris une dimension nouvelle. Ses clients sont principalement des entreprises régionales.

 

Il fait partie du club théâtre Le Pendart (MJC de l’héritan Mâcon) pour qui il réalise des décors ; il fait aussi du dessin (encre et pastels) et a exposé en 2009 à Cluny en compagnie d’Alan Mantle.

 

Il a participé à Révélations en parrainant, en 2009, Monique Pierlot (journaliste, écrivain, biographe) ; il a réalisé la mise en forme et l’édition de son livre « l’enfant de l’ourse » qu’elle a pu présenter au public, et l’a aidé dans la réalisation d’un document de présentation de son activité.

Joël Louveau Facteur d’accordéon à Matour

« L’accordéon de A à Z »

A treize ans il apprend la musique et tombe amoureux de l’accordéon, il exerce ensuite le métier d’ingénieur en procédés industriels pendant 15 ans mais ne cesse jamais ses recherches et ses prises de notes sur l’accordéon, s’intéressant de plus en plus à son mécanisme. Un beau jour la passion prend le dessus, et il s’installe en tant que facteur d’accordéon en 1985, dans la région parisienne.

 

En 1996, l’attrait pour la Bourgogne le pousse à quitter la région parisienne et à s’installer à Matour, avec l’aide d’ACTE (agence de développement du Clunisois) qui lui apporte son soutien dans le transfert de l’activité et l’étude de la faisabilité du projet. Il s'est donc installé dans un local de 250 m² réparti en plusieurs ateliers (bois, mécanique, électronique, accordage, restauration, édition, location) et emploie actuellement trois personnes. Il travaille principalement avec des clients en France et un peu en Suisse.

 

Passionné d’électronique, il a développé un systéme MIDI (interface numérique destinée à piloter des synthétiseurs et autres instruments).

Il est aussi le seul en France à posséder 4500 références de partitions qu’il vend par correspondance, une petite partie est éditée par l’entreprise. En février 2010 il a mis ces références en ligne avec les 500 cd qu’il propose déjà sur son site.

Même s’il avoue manquer de temps pour jouer, il a tout de même participé à une expédition en Bolivie en 2005 lors de laquelle il a hissé ses instruments d’exception à 6000 mètres d’altitude, une manière originale de fêter le vingtième anniversaire de son entreprise.

Il fait aussi profiter le public de sa grande connaissance de l’accordéon en donnant des conférences sur l’histoire de cet instrument.

 

Il a participé à révélations en 2008 en parrainant Bruno Clanet dit Lamanit (luthier guitare) avec qui il reste en contact.

www.accordinova.fr

Marie Jo Buffet Céramiste à Trivy

La générosité à fleur de « Pot » !

Marie-Jo BuffetSa passion pour la terre ne date pas d’hier. Aussi loin qu’elle se souvienne, elle a toujours aimé cette matière, même si elle reconnaît que la vraie révélation s’est produite le jour où elle est montée sur un tour.

 

L’art étant pour elle une aventure essentiellement humaine, c’est grâce à la rencontre avec d’autres créateurs qu’elle a trouvé sa forme d’expression privilégiée.

Avec frère Daniel de Montmollin, dont elle reconnaît qu’il fut son premier « maître », elle a découvert que la relation à la nature lui était essentielle, que ce soit dans la recherche de l’argile même ou bien dans la fabrication des émaux.

 

Ayant complété sa formation dans le domaine de l’émaillage, il lui a fallu attendre sa rencontre avec son autre « maître » Annie Fourmanoir pour parfaire sa technique du tournage, surtout celle concernant les grandes pièces.

 

Marie Jo a eu l’occasion de transmettre son savoir-faire ayant été embauchée par des centres socioculturels ; elle est donc intervenue dans des haltes garderie, des écoles et des maisons de retraite. De la carrière d’argile à l’objet fini, elle a fait découvrir la terre dans tous ses états à de nombreux enfants, ados et adultes et elle reconnaît volontiers que tous ses élèves lui ont beaucoup appris. Sa formation simultanée en psychologie lui a aussi beaucoup servi dans l’animation de groupes. Elle a ainsi fait réaliser de nombreux travaux collectifs sous forme de panneaux muraux en grès émaillé (voir l’école maternelle de Saint Martin Belle Roche). Elle a également participé à l’édition chez Nathan pédagogie, dans la collection « Des chemins pour l’art », un coffret : « Pratiquer les arts plastiques à la maternelle », qui regroupe des fiches très utiles aux animateurs et instituteurs.

 

A présent retraitée, elle continue de créer, se rapprochant de plus en plus d’un art proche de la nature, ou la terre reprend « presque » son aspect originel dans des formes rondes et généreuses.

 

Elle a participé à Révélations en 2003 où elle a été parrainée par Myriam Lacolonge (créatrice de bijoux).

 

Le réseau de parrainage est un jeune projet
qui est amené à grandir…

Les autres artistes confirmés qui souhaiteraient le rejoindre peuvent nous contacter !

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