DACC
DACCDéveloppement des Activités Culturelles en Clunisois
 
 

Révélations

Révélations a vu le jour en 1998 sur une idée orginale de l'association DACC avec le soutien efficace et enthousiaste de la municipalité de Salornay-sur-Guye.

Le ConceptVernissage

Une manifestation pour encourager
les nouveaux talents

 

Révélation permet aux nouveaux créateurs de présenter leurs œuvres au Moulin de la Clochette de Salornay pendant 3 semaines en été.

Un parrainage leur fait bénéficier des conseils et de l'expérience d'un artiste confirmé.

Evolution

Après 10 ans d’existence de Révélations sous forme d’expositions,
nous avons souhaité que les artistes prennent possession du lieu
pour un véritable accueil en résidence.

Ainsi, le moulin est investi par les artistes qui y recréent un atelier dans lequel ils viennent travailler. Ils apportent leurs matières premières, des œuvres en cours de réalisation, des livres, des photos et tous les éléments qui permettent au public de découvrir et comprendre la particularité de leur démarche de création.

Le but est de faire connaître les nouveaux créateurs au public,
mais aussi aux autres artistes ou artisans déjà présents sur le territoire.

Ces artistes confirmés interviennent en tant que parrains auprès des artistes révélés et se succèdent au moulin pour travailler, échanger et permettre ainsi la transmission de savoir-faire si précieux dans le domaine de l’art.

"Révélations", une expérience de création en Clunisois.

L'association Développement des Activités Culturelles en Clunisois (DACC) s'est donnée trois missions : la transmission des conseils et des expériences, la rencontre conviviale entre artistes et la mise en réseau des acteurs du domaine artistique et artisanal

A sa création, c'était à la fois un centre de ressources pour les artistes et les artisans d'art, à la fois une porte d'entrée dans le tissu artistique professionnel local. Cela fonctionnait un peu à la manière de l'accueil des nouveaux arrivants sur un territoire. Il était entendu que ces artistes et artisans d'art devaient obligatoirement être des professionnels et être installés sur ce territoire que constitue le Clunisois, zone autour de Cluny, centre culturel, intellectuel, spirituel et religieux de renommée internationale.

Sur la rive de la Gande, le Moulin de la Clochette fut le point de rencontre entre l'association DACC et le village de Salornay-sur-Guye, entre la culture et le développement territorial. Destiné au labeur et aux nourritures essentielles - hier, le pain, aujourd'hui, l'art -, il offrit son cadre à une action structurante : "Révélations".

Au départ d'une simple exposition, "Révélations" a développé un concept innovant : chaque été, trois artistes, artisans d'art, ou créateurs se succèdent au Moulin de la Clochette. Il s'agit d'artistes qui ne sont pas nécessairement jeunes mais qui viennent de s'installer comme professionnels en milieu rural. Chacun de ces artistes recrée son atelier et présente les éléments qui permettent au public de comprendre sa démarche de création. Il est présent sur le lieu à raison de quatre après-midi par semaine, le jeudi, le vendredi, le samedi et le dimanche.

Pour parfaire la démarche, un système de parrainage a été établi : chaque artiste est révélé par des parrains. Ces parrains (ou ces marraines), sont des artistes confirmés qui le plus souvent sont dans un processus de transmission. L'artiste devient le "révélé". Le parrain (ou la marraine) met à disposition du révélé ses savoirs faire professionnels, ses connaissances en matière d'exposition et son carnet d'adresses.

Au fil de l'eau, au fil du temps, "Révélations" a fait émerger sur le territoire un véritable réseau de personnes ressources qui se mettent en relation pour créer des manifestations ou améliorer des créations, en mêlant d'autres matériaux, d'autres techniques.

En même temps, elle a révélé un véritable "esprit des lieux" : au moulin, il existe d'autres monnaies que l'argent : l'amitié, la générosité, le partage, le travail sur soi pour améliorer sa création et mieux vivre sa vie d'artiste. Au moulin, 1 + 1 ne fait pas 2, le tout est beaucoup plus que les parties additionnées.

Surtout qu'il ne faut pas oublier un partenaire essentiel : le visiteur.

 

Au départ, ce visiteur était un simple spectateur - ce qui est déjà beaucoup car regarder ou écouter ne sont pas des actes passifs. Par sa participation, il est devenu partie intégrante du projet artistique. Sans qu'il ne soit jamais question de démonstrations ou d'animations, les visiteurs se sont pris au JE du faire soi-même, pour mieux comprendre, mieux échanger avec les artistes. Des ateliers et des conférences ont permis ce passage à l'acte créatif. A l'avenir, cette nouvelle orientation va s'affirmer car elle a un grand intérêt.

Cette autre façon de toucher le public permet en effet de le diversifier, de sortir du "toujours les mêmes" qui caractérise souvent les activités artistiques et culturelles. D'autre part, elle favorise la rencontre avec les populations locales, ce qui permet de lui révéler l'impact de l'art et de l'artisanat d'art dans son développement. De fait, trois artisans d'art se sont installés à Salornay-sur-Guye, dont un en atelier-relais.

Témoignages

Pascal Vankenhove, vice-président de DACC et conseiller municipal de Salornay en charge de la culture.

"En tant qu'enseignant, j'apprécie l'aspect culture populaire au sens noble du terme : apprendre tout au long de sa vie, partager les savoirs. Dans la démarche "Révélations", il y a des rapports marchands mais en plus il y a de la transmission, du partage, du désir, de la convivialité, des rencontres. C'est subtil, cette rencontre d'univers, de pensée, de découverte. J'aime cette idée de double rencontre : rencontre d'un artiste avec le milieu artistique, rencontre de l'artiste avec le public. Les gens qui viennent prennent leur temps. C'est le lieu qui veut ça : la rivière qui coule sous la fenêtre invite à la lenteur, à la contemplation. C'est vraiment chouette même si tout n'est pas parfait : le public n'est pas encore assez diversifié et le projet est lourd à porter, pour la municipalité comme pour l'association DACC."

Sabine Giroud, cheville ouvrière de DACC 

"Personnellement, je participe à la recherche des révélés et des parrains et à leur mise en relation. Je me suis investie dans l'action de DACC parce que je la trouve intéressante et innovante. C'est la première fois que je vois une structure de ce type, qui aide les créateurs en leur permettant d'élargir leurs connaissances et d'améliorer leur création. Le réseau est important parce qu'il est structurant, qu'il favorise l'émulation et qu'il a un effet boule de neige. Il y a aujourd'hui beaucoup d'artistes et d'artisans d'art dans le Clunisois. On peut voir se développer une dynamique qui rappelle ce qui c'est passé dans le sud de la France il y a une cinquantaine d'années. DACC est une petite structure qui a des actions sur un petit territoire. Cela a des avantages (proximité, rapports personnalisés) et des limites (manque de moyens pour mener à bien les projets, manque de visibilité). L'important est que l'association et le territoire restent à la même échelle, tout en faisant des émules dans les autres territoires. Je participe à une autre action de DACC : le Marché de la Création qui a été créé il y a trois ans à Cluny. Il a lieu chaque été, dans le prolongement d'un marché alimentaire très vivant, avec des producteurs locaux ou bio."

Mireille Daillier, vice-présidente de l'association DACC

"On a réussi depuis des années à faire travailler ensemble des artistes de disciplines différentes, on a fait se rencontrer des gens qui ne se seraient pas forcément rencontrés. Il faut savoir que les métiers d'art sont très cloisonnés, c'est presque des corporations. Révélations casse ce système. On a pu voir utilisés ensemble des matériaux différents : la pierre et le vitrail, l'écriture et la peinture, la terre et le métal. Je retiens aussi que des artistes très connus comme Jean Girel, Jean Fontaine ou frère Daniel de Montmollin ont accepté d'être parrains d'artistes débutants, qu'ils ont prêté leur nom. Ce n'était pas gagné d'avance. Le système de parrainage est vraiment positif : révélé et parrain travaillent ensemble en amont, pendant la résidence et ensuite souvent après, par exemple pour des expositions communes. J'apprécie aussi tout ce qui passe de façon informelle, spontanée, surtout avec le public. De plus en plus, les gens participent, soit en créant eux même soit en intervenant lors des conférences. Au fil des ans, c'est de plus en plus vivant."

Monique Pierlot, écritures créatives et subjectives (portraits, autobiographies)

"J'ai été révélée en 2007, avec pour parrains, Marie Galle (peintre), François Miler (infographiste) et Olivier Clerc (écrivain philosophe). Ensemble, nous avons réalisé ma communication, nous avons créé un livre (L'enfant de l'ourse) et nous avons entamé une scénarisation du patrimoine de Salornay. J'ai illustré mon activité par des portraits que j'avais écrits sur différentes personnes, dont un sur une petite fée dont on me demande encore régulièrement des nouvelles. J'ai reçu la visite de plusieurs résidents de l'ehpad Lucie Aubrac (Salornay), ce qui a induit le projet "Mémoire, miroir", que j'ai réalisé l'année suivante autour du portrait. Un visiteur est venu me consulter pour un projet d'édition. Le comble, c'est que nous étions du même village et que nous ne nous étions jamais vus ! Plusieurs mois plus tard, il m'a confié la retranscription de ses carnets qui sont devenus le livre "Carnet d'un prêtre-soldat, 14-18", édité à compte d'éditeur chez Bernard Giovanangéli. Quand on m'a demandé d'être marraine de Bernadette Le Mée, révélée 2013, j'ai accepté tout de suite : je voulais participer au réseau, rendre ce que j'avais reçu. Bernadette est aquarelliste, elle voulait réaliser un livre d'artiste, c'est-à-dire illustrer un texte d'écrivain. Je lui ai écrit son portrait, qui a servi à sa communication dans la presse et sur Internet et nous avons réalisé le livre d'artiste : "L'homme qui défrichait les chemins". C'est l'histoire d'un homme qui a entrepris de défricher les chemins tombés en désuétude afin qu'ils continuent à relier les lieux et les hommes. Son enthousiasme a mobilisé les gens autour de son projet. Pour son livre, Bernadette a fait aussi appel à Claire Guillot, créatrice de papier marbré et à Christophe Labonde, qui est relieur. Révélée ou marraine, j'ai aimé cette coévolution, cet échange où l'on donne et où l'on reçoit. Au moulin, j'ai enfin trouvé ce que je cherchais : un foyer, c'est-à-dire un lieu où les petites flammes se touchant parviennent à créer un feu."

 

Nous vous invitons à la découverte les créateurs révélés
en cliquant sur le menu Portraits.

Sensibilité, imagination, évasion, nous espérons que vous vous laisserez apprivoiser et que vous glisserez doucement dans l’univers des artistes.

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